04/04/2008

Le pas suivant dans la politique du contrôle est-elle la délation par des automobilistes à la police des comportements agressifs rencontrés sur la route?

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Deux articles lus dans la DH : 

Les poubelles radars débarquent (27/03/2008)

On en parlait depuis longtemps. La police fédérale vient de les acheter. Elles entreront en fonction dans un mois

BRUXELLES Alors qu'à l'Autoworld s'ouvre une exposition temporaire sur l'histoire de la police de la route qui a vu le jour il y a 75 ans, la police fédérale ne fait pas que regarder dans le rétroviseur. Que du contraire. Grâce au fonds des amendes, la police peut désormais s'offrir le tout dernier cri en matière d'équipement. Il est loin le temps des Peugeot 404 de la gendarmerie et de leur radar antédiluvien. L'année 2008 va marquer un véritable tournant. "Dans cette exposition, il y a le passé et le présent des véhicules et du matériel utilisés par la police de la route", indique le commissaire divisionnaire Paul Deblaere, patron de la police de la route, avant d'évoquer le futur. "Nous sommes en train de finaliser l'acquisition des conteneurs radars. D'ici à un mois, chaque unité devrait avoir reçu le sien." Cela signifie que les poubelles vont donc se mettre à flasher en Belgique. Cela faisait longtemps qu'on évoquait cette possibilité, notamment pour contrôler la vitesse dans des endroits inaccessibles ou trop dangereux pour les voitures. La police reçoit neuf radars de ce type, un par unité provinciale. Mais l'avenir du contrôle de vitesse, et c'est pour l'instant le cheval de bataille de Paul Deblaere, "c'est la digitalisation de nos radars" .

Un système à la française

La digitalisation, cela veut dire deux choses. Tout d'abord, les appareils photo argentiques équipant les appareils mobiles utilisés actuellement seront progressivement remplacés par des appareils numériques. Le gros avantage, c'est évidemment la plus grande capacité de prises de vues de ces appareils. Mais là où la Belgique va franchir un pas décisif dans le contrôle de la vitesse, c'est dans la digitalisation de la procédure. "En bonne collaboration avec les Régions, nous disposerons plus que certainement pour la fin de l'année de radars fixes qui fonctionneront sur le modèle français." Concrètement, cela signifie que l'intervention humaine est limitée à son strict minimum. Le radar contrôle la vitesse, prend la photo, envoie le signalement de l'infraction à une unité centrale qui traite le P.-V., le met sous pli et l'expédie directement au contrevenant en un temps record. Seul un policier sera nécessaire pour valider les P.-V.

"Avec ce système, on pourra multiplier les contrôles de véhicules par 10, voire plus, et les hommes pourront être utilisés à d'autres tâches."

M. Ka.

L'oeil de Provida vous surveille (27/03/2008)

En 2007, le système de la police fédérale a enregistré 5.766 heures de conduite agressive sur nos routes

BRUXELLES Le dépassement d'une ligne blanche. L'appel de phares inutile. L'oubli de la ceinture. Vous êtes sur la route mais n'apercevant guère de véhicules de police à l'horizon. Vous vous dites que ce n'est qu'une petite infraction et qu'heureusement personne ne vous a vu. Détrompez-vous, l'oeil de la caméra Provida peut être derrière vous. Cachée derrière le pare-brise d'un véhicule banalisé de la police de la route, cette caméra filme tous vos comportements dits de conduite agressive. Les policiers n'ont ensuite plus qu'à vous mettre face aux images. Dur, dur alors de contester. Utilisé par la police de la route depuis 2004, le système Provida est installé actuellement sur neuf véhicules banalisés, soit un par province. L'année dernière, ce sont ainsi 5.766 heures d'infractions en tout genre qui ont été filmées.

"La caméra est donc fixée sur le pare-brise. Nous avons un système de video recorder installé sur le tableau de bord. Il suffit d'appuyer sur un bouton pour que les images soient enregistrées. Nous ne conservons que celles qui comportent des infractions. Dès qu'un comportement de conduite agressive est ainsi constaté et filmé sur la route, nous demandons ensuite à l'automobiliste auteur de l'infraction de se mettre sur le côté. Nous le mettons ensuite face aux images. Un écran se trouve dans le véhicule banalisé équipé du système Provida. Nous faisons donc visionner les images à l'automobiliste visé qui peut alors difficilement contester les faits. À l'issue de la séquence, l'automobiliste à la conduite agressive se voit infliger une amende. Rares sont ceux qui contestent les faits une fois mis face aux images", commente le chef de la police de la route, le commissaire divisionnaire Paul Deblaere.

Certains sont cependant de très mauvaise foi et continuent à nier leur infraction même face aux images. La police fédérale peut alors transmettre ces séquences d'enregistrement aux tribunaux compétents qui pourront s'en servir comme preuve. "Nore souhait est qu'à terme, nos 45 véhicules banalisés soient équipés de ce système", poursuit le chef de la police de la route. Seul hic : Provida a un coût. Il faut compter 10.000 € l'installation par véhicule. "Ce système a montré ses preuves également aux États-Unis où les véhicules de police sont aussi équipés d'une caméra à l'arrière. Ce qui n'est pas le cas chez nous", conclut Paul Deblaere.

12:47 Écrit par zedocc dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Vient de sortir Photo de nouveaux types de radars à vous envoyer.
Mais à quelle adresse ?

Écrit par : Jean_luc | 05/09/2008

Bonjour Jean-Luc,
Mon adresse est arnaudkempeners@mail.be, je mettrai les photos sur le site.
Cordialement,
Arnaud

Écrit par : Arnaud Kempeners | 10/09/2008

Soviets de la route Face aux états totalitaires que sont nous gouvernements ^dits de pays developpés, je suggère le boycott de tous les véhicules capables de dépasser les limites de vitesse imposées... Ne resteront alors que des 2CV et des 4L... et quelques pandas rescapées... Surtout n'acheteze plus de véhicules neufs et surtout pas de haut de gamme... Il finiront peut-être par arreter d'emmerder le monde et s'occuper enfin de traquer les vrais gangsters, dealers, violeurs etc....
Un frenchie qui en a marre des techno crétins qui ne savent que lire des statistiques fausses établies par des gendarmes qui ne savent pas tenir un volant!

Écrit par : dorange | 27/11/2008

Si on veut que ça change,faut écrire à nos dépités pour leur dire ce qu'on pense d'eux. Ce n'est pas en restant devant sa télé avec la zapette que ça va changer. Aussi, avant les élections, on peut poser des questions aux candidats et ainsi savoir si ce sont des liberticides... et les renvoyer ou les laisser à leurs occupations domestiques !

Écrit par : Karl | 22/04/2009

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