12/12/2007

Les pompiers victimes des radars

On a encore dépassé un cran dans la connerie dans notre beau pays. On préfère maintenant laisser cramer des familles, tant que les pompiers respectent les limitations. La loi c'est la loi après tout, pourquoi réfléchir?

 

 

Les pompiers bruxellois de plus en plus flashés

 

 
Durant les huit premiers mois de l'année, les pompiers bruxellois ont eu à traiter 378 p-v dressés pour des véhicules d'intervention "flashés" en mission. En cause: une réglementation tatillonne et la prolifération des radars fixes dans la capitale.(avec Nicolas Gaspard de Nostalgie)

Les pompiers eux-mêmes hésitent de plus en plus à prendre le volant des véhicules d'intervention. Face à cette situation, la grogne monte au sein du corps opérationnel, et les syndicats commencent à s'impatienter, a affirmé jeudi le représentant du Syndicat Libre de la Fonction Publique (SLFP), Eric Labourdette. En cause, selon les pompiers: une réglementation tatillonne et la prolifération des radars fixes aux carrefours équipés de feux rouges, dans la capitale. D'après les hommes du feu, la situation ne peut que s'aggraver dans les mois à venir lorsque la Région bruxelloise aura installé les quelques dizaines de nouveaux boîtiers de radars fixes et la dizaine de radars supplémentaires qu'elle a commandés.

 A l'économat du Service de l'Incendie et de l'Aide Médicale d'Urgence (SIAMU), interrogé jeudi, on s'arrache les cheveux. On y souligne qu'il est souvent difficile d'identifier le conducteur du véhicule à qui il revient de payer le montant de l'amende, d'autant que les P.-V. ne sont parfois transmis que près d'un an après les faits. Qui plus est, a expliqué Eric Labourdette, les pompiers ont de moins en moins envie de prendre le volant. Concrètement, les procès-verbaux qui posent problème sont ceux relatifs au non respect des feux rouges.

Comme les policiers, les pompiers sont censés marquer l'arrêt au feu rouge, raison pour laquelle une tolérance de 30km/h est acceptée, lorsqu'ils sont flashés par les radars dirigés vers les carrefours équipés de feux. Au yeux des pompiers bruxellois, ce dispositif, appliqué indistinctement le jour et la nuit, est considéré comme tatillon, et même dangereux.

Lorsqu'un convoi est envoyé depuis la caserne située à deux pas de la Gare du nord à Zaventem pour un avion signalé en difficulté, il est amené à franchir une dizaine de carrefours équipés de boîtiers de radars automatiques. "Comme chaque seconde compte, le premier véhicule, celui de l'officier d'intervention, marque l'arrêt au carrefour pour sécuriser le passage du convoi, mais ceux qui le suivent ne le font pas sous peine de perdre du temps. Ils commettent donc souvent un excès de vitesse", a ainsi expliqué le représentant du SLFP.

D'après lui, le respect de la réglementation à la lettre peut également créer le danger. Lorsqu'un véhicule de pompiers marque l'arrêt, les automobilistes qui le croisent ont tendance à redémarrer. Selon Eric Labourdette, les pompiers sont déjà confrontés à des durées de délais d'intervention plus longs liés au choix d'aménagement des voiries tenant davantage compte de tous les usagers. Dans les situations d'urgence, cela donne parfois lieu à des réactions hostiles de la population. (Belga)

15:19 Écrit par zedocc dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |